dimanche 27 octobre 2013

Le Cameroun vante ses potentialités minières et ambitionne d’être comme Indaba en Afrique du Sud

Le Cameroun veut se distinguer en Afrique en matière d’exploitation minière. A travers la Conférence internationale sur l’industrie extractive au Cameroun (Cimec) ouverte hier, 29 mai 2013, à Yaoundé, sous le thème : « L’industrie minière au cœur du développement durable du Cameroun », le pays veut que le secteur minier participe à l’essor du pays. Et que, au lieu de devenir une source de malédiction, les ressources naturelles du Cameroun deviennent une source de richesse. « L’abondance des ressources naturelles est devenue une malédiction, car au lieu d’être une source de stabilité, de richesse et de prospérité, elle génère plutôt les conflits, la pauvreté et la misère. Ce qui n’est pas le cas dans les pays qui ont su mettre à la base, une bonne stratégie de leur exploitation. Au Cameroun, nous voulons en faire une bénédiction, une source de richesse et de développement pour les populations », déclare Fuh Calistus Gentry, le secrétaire d’Etat au ministère en charge des Mines. « La Cimec, première en sa nature au Cameroun marque la volonté du gouvernement camerounais de se positionner comme l’un des leaders en Afrique dans le domaine de l’industrie minière », explique-t-il.

Pour le secrétaire d’Etat, cette position de leader est justifiée par le potentiel minier camerounais qu’il présente sommairement : « les gisements de bauxites (Minim-Martap et Ngaoundal - 1,1 milliards de tonnes, Fongo Tongo – 50 millions de tonnes) qui placent le Cameroun deuxième après la Guinée ; les gisements de fer (Mbalam – 250 millions de tonnes de hautes teneurs et 2 milliards de tonnes de basse teneur, Mamelles de Kribi – 682 millions de tonnes, Nkout- 1,5 milliards de tonnes à 30.3% de fer, et d’autres gisements à Ngovayang, Ntem, Bateka, Mayo Binka) ; les gisements de diamant de Mobilong bientôt en d’exploitation ; le gisement de rutile à Akonolinga et Nanga Eboko évalué a 3 millions de tonnes, les gisements de Nickel, Cobalt de Lomié qui constituent le plus gros gisement latéritique de Nickel au monde évalués à 200 000 tonne de cobalt et 600 000 tonnes de nickel ; les indices d’Uranium de Poli, Teubang et Lolodor ; la cassitérite de Mayo Darle ; l’or des régions de l’Est et du Nord ; les saphirs et pierres précieuses de l’Adamoua, de l’Est, Nord-Ouest et du bassin de Mamfe au Sud-ouest. »

Comme le Pdac de Toronto
Les entreprises minières, les sociétés de forage, les industries de services (dont les cartographes, les géologues, les environnementalistes, les experts de l’ingénierie financière dans l’industrie minière, les fabricants et vendeurs d’équipements destinés à l’industrie minière, les banquiers), les universitaires, les industries de transformation, sont présentes à cette conférence. Une conférence qui constitue d’après Fuh Calistus Gentry un cadre idoine à pérenniser pour susciter l’intérêt des industries connexes de la mine, notamment les laboratoires d’analyse et les industries de sondage et de forage a s’installer au Cameroun ; de faire du Cameroun une nouvelle destination dans le domaine minier en Afrique et une plate-forme pérenne sous régionale d’échange et de négoce du secteur minier, à l’instar de Indaba en Afrique du sud et du Pdac (Prospectors and Developers Association of Canada)  de Toronto au Canada ou encore de présenter les opportunités d’investissement dans le secteur minier du pays dont 60% du territoire est inexploré.
Pour le ministère camerounais en charge des Mines, en adhérant au processus de Kimberley, à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives et en adoptant des codes attractifs dans le secteur minier, le Cameroun affiche clairement sa volonté de promouvoir la durabilité dans la gestion de ses ressources du sous-sol.
Selon Fuh Calistus, le pays a mis en place les mécanismes afin qu’il y ait une valeur ajoutée au Cameroun et que des partenaires puissent l’accompagner. « Le code minier envisage la transformation locale de 15% de toute production minière nationale. A cet effet, il existe un projet nommé Feconaa qui a pour objectif la transformation du fer, cobalt, nickel, aluminium et autres métaux. La Banque mondiale soutient le Cameroun dans le cadre du projet Precassem à hauteur de 30 millions de dollars pour le renforcement des capacités et l’amélioration de la connaissance du sous-sol », explique-t-il.

2 commentaires:

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